Le fondateur et président de HYBE, Bang Si-Hyuk, figure majeure de l’industrie K-Pop derrière des groupes comme BTS, traverse actuellement l’une des crises les plus graves de sa carrière. Les autorités sud-coréennes ont récemment franchi une nouvelle étape dans leur enquête en sollicitant un mandat d’arrêt à son encontre.

Une enquête de longue haleine
L’affaire remonte à plusieurs années et se concentre sur l’introduction en bourse de HYBE en 2020. Selon les enquêteurs, Bang Si-Hyuk est soupçonné d’avoir induit en erreur des investisseurs dès 2019, en leur laissant entendre que l’entreprise ne prévoyait pas d’entrée en bourse imminente.
Ces investisseurs auraient alors vendu leurs actions à une entité liée à un fonds d’investissement privé, soupçonné d’être proche de l’entourage du dirigeant. Une fois HYBE introduite en bourse, ce fonds aurait revendu ses parts avec une forte plus-value, générant près de 200 milliards de wons (soit plus de 130 millions d’euros) de gains.
Les autorités estiment que Bang Si-Hyuk aurait bénéficié d’un accord préalable lui garantissant une part importante de ces profits, ce qui constituerait une violation des lois sur les marchés financiers.
La police demande un mandat d’arrêt
Après des mois d’investigation, la police métropolitaine de Séoul a officiellement demandé un mandat d’arrêt contre le dirigeant, évoquant des soupçons de « trading frauduleux » et de pratiques déloyales.
Cette décision marque une escalade majeure dans l’affaire, alors que l’enquête, entamée en 2025, touche désormais à sa phase finale. Bang Si-Hyuk a déjà été interrogé à plusieurs reprises et fait également l’objet d’une interdiction de quitter le territoire sud-coréen depuis plusieurs mois.
Une défense qui conteste les accusations
De son côté, Bang Si-Hyuk nie toute malversation. Son entourage affirme qu’il a coopéré avec les autorités tout au long de l’enquête et critique la décision de demander un mandat d’arrêt malgré cette coopération.
Aucune condamnation n’a été prononcée à ce stade, et la délivrance du mandat dépendra désormais de la décision de la justice sud-coréenne.
Un impact potentiel majeur sur HYBE et la K-Pop
Cette affaire intervient dans un contexte stratégique pour HYBE, alors que BTS reprend ses activités après le service militaire de ses membres et relance une tournée internationale, événement majeur de la scène K-Pop. D’autres artistes du conglomérat en sont également à un tournant important de leur carrière ; quand SEVENTEEN reconduit son contrat pour la seconde fois, LE SSERAFIM enchaîne les hits et TWS continue de cartonner en Corée du Sud, par exemple.
Au-delà du cas personnel de Bang Si-Hyuk, les enjeux sont considérables, car l’image de marque de HYBE, à mesure des scandales et déboires médiatiques, est aujourd’hui frandement fragilisée. Une position très inconfortable pour le leader mondial actuel de la K-Pop. En interne, des inquiétudes se font ressentir du côté des investisseurs, un fait déjà visibles au niveau des fluctuations boursières, ce qui pourrait mener à de sérieux remaniements dans la gouvernance du groupe HYBE.
Si le mandat d’arrêt demandé par la police est validé, l’affaire pourrait devenir l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire récente du divertissement sud-coréen.
Une décision attendue
La justice doit désormais trancher sur la demande de mandat d’arrêt. Cette décision sera déterminante pour l’avenir de Bang Si-Hyuk, mais aussi pour celui de HYBE et de toute l’industrie K-Pop, dont il est l’un des architectes majeurs. Affaire à suivre.
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