
Séoul accueille désormais l’une des institutions les plus prestigieuses de l’art moderne et contemporain. Le Centre Pompidou Hanwha, antenne séoulite de la célèbre fondation artistique parisienne, a officiellement ouvert ses portes le 4 juin dans le quartier de Yeouido (Séoul), marquant une nouvelle étape dans les échanges culturels entre la Corée du Sud et la France.
Fruit d’un partenariat signé en 2023 entre la Hanwha Foundation of Culture et le Centre Pompidou de Paris, ce nouvel espace ambitionne de devenir l’un des principaux pôles artistiques d’Asie. Cette ouverture intervient dans un contexte symbolique fort, puisque 2026 marque le 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée du Sud et la France. Elle coïncide également avec la fermeture temporaire du Centre Pompidou parisien pour d’importants travaux de rénovation prévus jusqu’en 2030.
Un musée d’envergure internationale
Installé dans l’annexe rénovée du célèbre gratte-ciel 63 Building, le Centre Pompidou Hanwha occupe quatre niveaux entièrement repensés par l’architecte français Jean-Michel Wilmotte. Les espaces d’exposition, modernes et lumineux, totalisent plus de 10 000 m² et ont été conçus pour accueillir aussi bien des chefs-d’œuvre internationaux que des créations contemporaines coréennes.
Selon la Hanwha Foundation of Culture, le partenariat prévoit l’organisation de deux grandes expositions par an pendant au moins quatre ans, à partir des collections du Centre Pompidou parisien. L’objectif est double : offrir au public coréen un accès privilégié à des œuvres majeures de l’art moderne occidental tout en renforçant la visibilité des artistes coréens sur la scène internationale.

Une exposition inaugurale consacrée au cubisme
Pour son ouverture, le musée propose l’exposition « The Cubists: Inventing Modern Vision », qui rassemble près de 90 œuvres de 40 artistes issus des collections du Centre Pompidou. Les visiteurs peuvent notamment découvrir des créations de Pablo Picasso, Georges Braque ou encore Juan Gris, figures emblématiques du mouvement cubiste né à Paris au début du XXe siècle. Parmi les pièces les plus remarquées figure Rideau de scène des Soirées de Paris peint par Picasso en 1924, présenté pour la première fois en Corée du Sud.
En parallèle, une seconde exposition intitulée « Korea Focus » explore l’influence du cubisme sur l’évolution de l’art moderne coréen. Elle réunit des œuvres provenant notamment du Musée national d’art moderne et contemporain de Corée ainsi que d’autres institutions culturelles du pays.
Les deux expositions se tiennent au Centre Pompidou Hanhwa jusqu’au 4 octobre 2026.
Une vitrine pour l’art coréen
Au-delà des expositions internationales, le Centre Pompidou Hanwha entend devenir une plateforme de promotion pour la création coréenne contemporaine. Le programme prévoit des expositions dédiées aux artistes locaux, des activités pédagogiques ainsi que des projets de recherche menés conjointement par des équipes françaises et coréennes.
Cette stratégie s’inscrit dans la volonté de Hanwha de renforcer le rayonnement culturel de la Corée à l’échelle mondiale. Le groupe souhaite notamment s’appuyer sur le réseau international du Centre Pompidou pour offrir davantage de visibilité aux artistes coréens et favoriser les échanges artistiques entre l’Asie et l’Europe.
Un symbole du dynamisme culturel de Séoul
L’arrivée du Centre Pompidou Hanwha confirme la place grandissante de Séoul parmi les grandes capitales mondiales de l’art. Ces dernières années, la ville a vu se multiplier les institutions culturelles, les galeries internationales et les grands événements artistiques, attirant collectionneurs, professionnels et amateurs du monde entier.
Avec cette nouvelle implantation, le Centre Pompidou poursuit également son développement international aux côtés de ses antennes de Malaga et de Shanghai, dans le cadre de son programme « Constellation ». Séoul devient ainsi l’un des nouveaux points de rencontre entre les scènes artistiques européenne et asiatique.
Le Centre Pompidou Hanwha apparaît déjà comme l’un des événements culturels majeurs de l’année en Corée du Sud, symbole d’une coopération culturelle renforcée entre Séoul et Paris et d’une ambition commune : faire de l’art un langage universel capable de relier les cultures.
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