INTERVIEW EXCLUSIVE : ZELO tourne la page

par K! World

Après avoir marqué la K-Pop dans le groupe B.A.P, ZELO écrit aujourd’hui un nouveau chapitre, loin des carcans de l’industrie. Depuis ses débuts en solo, le rappeur, chanteur et performeur n’a cessé d’affiner sa propre identité, jusqu’à amorcer en 2026 une nouvelle direction sous le label indépendant VLACKSQUAD. Après Cola Comigo, il poursuit son exploration musicale avec ELA, entre rythmes latinos, R&B et sonorités pop venues du monde entier. ZELO se présente désormais comme un être plus libre et sensuel, tourné vers la performance. Alors qu’il prépare la suite de son parcours, avec notamment de nouveaux projets musicaux et l’ambition d’aller à la rencontre de son public à travers le monde, l’artiste revient pour K! World sur cette nouvelle ère de sa carrière, ses évolutions et ses envies pour la suite.

©VLACKSQUAD

Bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

Bonjour, je m’appelle ZELO. Je suis ravi de vous retrouver après tout ce temps. Je poursuis actuellement diverses activités axées sur la musique et la scène, et j’ai récemment dévoilé une nouvelle facette dans le single ELA.

Ce single semble poursuivre l’exploration des sonorités latines et R&B présentes dans Cola Comigo. Qu’est-ce qui vous a donné envie de rester sur cette voie ?

En travaillant sur Cola Comigo, je suis tombé amoureux du rythme et de l’énergie de la musique latine. La danse et la performance ont toujours occupé une place importante dans mon cœur ; je trouve donc que ce genre me correspond bien, car il offre énormément d’éléments qu’on peut exprimer avec son corps. Plutôt que de me contenter d’un seul titre, j’ai donc préféré approfondir ce genre et me l’approprier.

Comment décririez-vous ELA en quelques mots à quelqu’un qui ne l’a pas encore écouté ?

Si je devais décrire ELA en quelques mots, je dirais que c’est un morceau séduisant, sensuel et, d’une certaine manière, dangereux. C’est une chanson très rythmée et agréable à écouter, mais qui dissimule, en filigrane, des émotions plus complexes et plus sombres.

Quelles émotions souhaitez-vous transmettre à travers cette chanson ?

Plutôt que de simplement raconter une histoire d’amour, je voulais mettre l’accent sur ce qu’on ressent quand on est attiré par quelqu’un tout en étant incapable de se détacher facilement de la relation. C’est un sentiment contradictoire de continuer à désirer une personne alors même que l’on sait que la relation n’est pas saine. Je voulais aborder ces émotions avec sincérité.

Considérez-vous désormais l’influence pop latine comme un élément déterminant de votre identité, ou souhaitez-vous continuer à explorer d’autres genres ?

Il est vrai que la pop latine est devenue l’un des éléments importants qui me définissent aujourd’hui. Mais je ne veux pas me limiter à un seul style. À l’avenir, j’aimerais continuer à mélanger différents genres – comme le R&B, la pop et le hip-hop – à ma manière. Je pense qu’il est plus important de créer ma propre identité musicale au sein de ces genres plutôt que de me laisser définir par un style en particulier.

Que vous permettent de révéler en tant qu’artiste les titres ELA et Cola Comigo, contrairement à vos morceaux précédents ?

Je pense que le changement majeur réside dans le fait d’avoir montré une facette de moi-même plus libre et authentique. Avec Cola Comigo et ELA, j’ai pu davantage mettre en valeur ma voix et la manière dont j’exprime mes émotions. J’ai également eu l’occasion d’aborder l’interprétation avec plus de liberté, en suivant la direction que je souhaitais.

Vous avez débuté votre carrière en 2012 avec le groupe B.A.P. La K-Pop a beaucoup évolué depuis. Quel bilan tirez-vous de cette période ?

Je dirais que l’expérience est ce que j’ai retiré de plus précieux. J’ai fait mes débuts, très jeune, j’ai connu de nombreuses scènes et rencontré énormément de monde. J’ai traversé aussi bien des moments heureux que des épreuves difficiles. Toutes ces expériences ont, je pense, profondément influencé ma vision de la musique et de la scène aujourd’hui.

Vos années au sein de B.A.P influencent-elles encore ZELO, l’artiste solo d’aujourd’hui ?

Bien sûr. L’expérience de la scène, le travail d’équipe et la manière dont j’ai appris à communiquer avec les fans au sein de B.A.P font toujours partie intégrante de moi. Je considère ces expériences comme un atout inestimable pour la poursuite de ma carrière en solo.

À l’inverse, y a-t-il des facettes de votre univers artistique que vous ne pouviez pas montrer en groupe, mais que vous développez désormais en solo ?

Au sein d’un groupe, on doit naturellement s’aligner sur l’identité et l’orientation de l’équipe. Aujourd’hui, je jouis d’une bien plus grande liberté pour exprimer ce que je souhaite. Je pense que la différence majeure réside dans le fait que je peux jouer un rôle plus actif dans l’élaboration de l’atmosphère globale – non seulement à travers la musique, mais aussi via la performance, l’esthétique visuelle et la production – afin de créer des œuvres fidèles à ce que j’imagine.

Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez tenter sur le plan musical aujourd’hui, quelque chose que le ZELO des débuts n’aurait jamais imaginé faire ?

Si le ZELO de mes débuts pouvait me voir aujourd’hui, je pense qu’il trouverait peut-être surprenant de me voir autant travailler ma voix, explorer la musique latine et réfléchir si sérieusement à l’orientation de sa musique. À l’avenir, je souhaite expérimenter des genres et des sonorités encore plus variés, tout en continuant à explorer des voies que je n’ai pas encore empruntées.

Après toutes ces années de scène, y a-t-il encore quelque chose qui vous rend nerveux avant un concert ou la sortie d’un nouveau morceau ?

Bien sûr, j’ai toujours le trac. Je pense que c’est particulièrement vrai lorsque je me produis sur une grande scène après une longue absence. Mais ce qui a changé, c’est que même lorsque je suis nerveux, j’essaie d’apprécier cette sensation. Une fois sur scène, je me concentre avant tout sur la musique et la performance ; à ce moment-là, la nervosité se transforme en énergie.

Votre retour était très attendu par les fans qui vous suivent depuis vos débuts dans B.A.P. Que représente pour vous le fait de renouer avec ce public après plusieurs années ?

Avant tout, je ressens une immense gratitude. Même après tout ce temps, voir les fans m’attendre et me soutenir lorsque j’ai recommencé à faire de la musique m’a donné une force incroyable. Pouvoir renouer avec mes fans est quelque chose de très précieux pour moi, et je souhaite les remercier en proposant une musique et des performances encore meilleures à l’avenir.

©VLACKSQUAD

B.A.P est en réalité toujours actif en tant que groupe, et les membres ont exprimé le souhait de se retrouver au complet. Est-ce une possibilité que vous envisagez ?

B.A.P occupe une place très importante dans ma carrière, et les liens qui m’unissent aux autres membres me sont également extrêmement précieux. Je suis ouvert à l’idée de promouvoir à nouveau avec le groupe. Si l’occasion et les circonstances s’y prêtent, je pense que nous pourrons le faire. Toutefois, chacun a ses propres activités et contraintes en ce moment, je pense donc que les choses devraient se mettre en place naturellement.

Comment imaginez-vous ce retour du groupe ? Est-ce une source de motivation, d’anxiété ou les deux ?

Si nous parvenions à nous réunir à nouveau, je pense que ce serait un moment exceptionnel. Remonter sur scène aux côtés des membres avec qui j’ai passé tant d’années compterait énormément pour moi. Je suis certain que je ressentirais à la fois de l’excitation et de l’appréhension, mais ce que j’attendrais avec le plus d’impatience, par-dessus tout, c’est de voir le bonheur des fans.

Les messages ou les réactions des fans influencent-ils votre façon de créer ou de gérer votre carrière ?

Ils ont une influence considérable. Voir ce que les fans apprécient et quel genre de musique ils attendent m’inspirent énormément. Même si bien sûr, plutôt que de suivre aveuglément chaque avis, je me concentre sur la musique que je souhaite créer, tout en tenant compte des réactions et des histoires de mes fans au moment de choisir la direction à prendre.

Si vous pouviez adresser un message au ZELO qui débutait sa carrière en 2012, que lui diriez-vous aujourd’hui ?

Je lui dirais probablement : « Ne sois pas si pressé. Profite de chaque instant, de ce que tu vis en ce moment. » J’ai débuté très jeune et à l’époque j’ai passé beaucoup de temps à m’inquiéter de tout ce que je devais accomplir par la suite. Avec le recul, ces moments étaient incroyablement précieux, j’aurais aimé en profiter un peu plus.

Maintenant que vous avez terminé votre service militaire et repris la musique, peut-on s’attendre à un projet d’envergure à l’avenir ? 

Oui, absolument. Vous pouvez tout à fait l’attendre avec impatience. Je prépare d’autres morceaux et je souhaite également faire davantage de scènes. Je garde toutes les portes ouvertes pour des projets plus ambitieux, tels qu’un album ou des concerts à l’étranger. Plutôt que de me contenter de sortir de la musique sans aller plus loin, je veux continuer à créer des projets qui me permettent de m’affirmer en tant qu’artiste polyvalent.

Qu’aimeriez-vous que le public découvre chez ZELO à travers cette nouvelle ère artistique ?

J’espère que les gens se diront : « ZELO a encore tellement de choses à nous montrer ». Plutôt que de ne garder de moi que l’image que je renvoyais par le passé, j’espère qu’ils porteront un regard neuf sur la musique et les performances que je crée aujourd’hui. Je veux devenir un artiste qui continue d’évoluer tout en préservant la touche unique qui me caractérise.

Si vous deviez définir un objectif à atteindre ou un rêve à réaliser dans votre carrière, quel serait-il ?

Si je ne devais en choisir qu’un seul, j’adorerais faire une tournée mondiale. Pouvoir rencontrer en personne des fans de différents pays et partager ma musique ainsi que mes prestations avec eux serait à la fois un rêve et une source de bonheur immense. Plutôt que de simplement devenir un artiste célèbre, je souhaite devenir un artiste qui rassemble des gens du monde entier, unis par l’envie d’écouter la musique que je crée.

Pour conclure, avez-vous un dernier mot pour vos fans français ?

Je tiens à remercier chaleureusement mes fans français. Je suis infiniment reconnaissant que vous continuez à aimer ma musique et à m’attendre depuis si longtemps. Il y a sans doute encore des fans que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer, j’espère donc sincèrement avoir la chance de me produire en solo en France un jour. D’ici là, n’hésitez pas à écouter ELA en boucle et restez à l’affût de mes futures sorties musicales !

Remerciements : ZELO, VLACKSQUAD, Moonlight PR


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